1. Discours  complet :

2. Communiqué de presse :

Le Pr. Mohamed Mebarki, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a présidé, samedi 7 Mars 2015,  à la faculté des sciences médicales d'Alger, les travaux de la conférence nationale des universités.  Intervenant à l'ouverture des travaux de la conférence, le ministre a estimé que les infrastructures pédagogiques et celles des œuvres universitaires - qui connaissent des retards dans certaines wilayas -  "recevront les nouveaux bacheliers dans de bonnes conditions".

"La prochaine rentrée universitaire se déroulera dans de bonnes conditions. Nous n'avons aucun problème dans ce sens. Pour les établissements non finis, je tiens à vous dire qu'ils sont sept. J'ai reçu des assurances que la livraison sera faite au plus tard la mi-juillet", a déclaré à la presse M. Mebarki en marge de la Conférence nationale des universités consacrée à la préparation de la prochaine rentrée universitaire 2015-2016

Le ministre a fait également remarquer que cette rencontre "intervient à la veille d'une rentrée universitaire particulière caractérisée par le nombre très élevé de futurs bacheliers que nous apprêtons à accueillir, du fait de l'arrivée, cette année, d'un bon nombre de nouveaux bacheliers".

Lors de son intervention, le ministre a également indiqué que le Gouvernement a donné son feu vert pour la mise en place de l'Académie des sciences et de la technologie,  en déclarant : «Nous nous réjouissons aujourd'hui de l'accord du Gouvernement pour la mise en place de l'Académie des sciences et de la technologie, espace autonome et de haute compétence, qui servira de pont avec les autres académies du monde",.

Le ministre a précisé que cette académie, qui sera composée de 200 membres, "contribuera, en tant qu'autorité scientifique suprême du pays, au développement des sciences et de leurs applications, et conseillera les autorités publiques dans ce domaine".

En attendant la promulgation du décret présidentiel relatif à cette Académie, M. Mebarki a fait savoir que le statut proposé au gouvernement "prévoit, de prime abord, la constitution d'un noyau fondateur composé d'une cinquantaine d'académiciens".

Il a, dans ce sens, indiqué que le comité de suivi "a déjà proposé, au Gouvernement, un statut de l'Académie et une démarche pour sa mise en  place".

"Je peux vous assurer que tout sera fait, avec un maximum de rigueur et de transparence, dès le statut fixé par un décret présidentiel".

Le ministre a précisé que les critères d'accès sont fixés par des membres des académies les plus reconnues mondialement, à l'exemple de la Suède, de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

Ces critères, a-t-il fait remarquer, concernent les domaines des mathématiques, de la physique, de la chimie, de l'informatique, des sciences de l'ingénieur, des sciences médicales, des sciences de la nature et de la vie, et des sciences de la terre et de l'univers.

Il a, en outre, annoncé la création d'un institut international de recherche en mathématiques, « afin de promouvoir et développer cette spécialité et permettre aux jeunes chercheurs de démontrer leurs aptitudes scientifiques ».

Cet institut, a-t-il dit, se propose d'être un pôle d'excellence en mathématiques, qui favorisera l'émergence d'une élite algérienne dans cette spécialité.

Par ailleurs, le ministre a félicité les enseignants et chercheurs promus aux plus hauts grades académiques et scientifiques dans la pyramide du système de la formation et de la recherche, suite à la  33ème session de délibérations de la commission nationale universitaire, en vertu desquelles 311 maîtres de conférences classe A ont été promus au grade de professeur dans différentes spécialités.

La 16e session de la commission nationale d'évaluation des chercheurs, tenue en janvier 2015, a permis de promouvoir 5 chercheurs au grade de directeur de recherche, a rappelé le ministre, qui a précisé que cette distinction devra «  s'élargir à l'avenir aux sciences médicales, qui ont un système de promotion différent".

Cette promotion de professeurs, a-t-il ajouté, devra "renforcer l'encadrement des thèses de doctorat et faciliter la gestion des projets de recherche, un grand défi de la politique algérienne dans l'enseignement supérieur, et de la réforme de son système".